La bête humaine ou l'opinion médiatico-humaniste.

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« Free Tibet » ! Ce cri en faveur de la cause tibétaine est devenu un chant d'espoir, un hymne, un psaume. Ad portas des jeux olympique de Pékin cet été, les organisations non-gouvernementales ont su capter l'attention des média sur le sort de ce peuple soumis à l'autorité chinoise depuis 1950. L'organisation de cet événement sportif et populaire est l'occasion attendue par des nombreux acteurs de la scène internationale pour l'avancement de la démocratie dans la République Populaire de Chine. Rien n'est plus légitime, en effet, le comité olympique a confié l'organisation de ces jeux à la Chine à condition qu'elle fasse un effort dans le sens des libertés si souvent bafouées dans cette dictature communiste. Rien n'est plus respectable, rien n'est plus souhaitable que cet élan de solidarité humaniste pour défendre la cause tibétaine, pour défendre la dignité humaine, pour défendre les libertés et combattre un régime autoritaire par des voies non violente.
Seulement par où passe cet intérêt des société civiles occidentales pour la cause de ce Tibet lointain. Par la simple action et aura des ONG ? Par une conscience démocratique et un attachement aux valeurs humanistes ? Par un altruisme humain d'une valeur intrinsèque ? Rien n'est moins sûr. Rien n'est plus regrettable. Le vecteur premier de cet intérêt subit pour la cause tibétaine est, sans aucun doute, l'importance donnée par les médias. Ni les discours du Dalaï Lama, ni les interventions des intellectuels médiatiques ont eu l'effet de cette avalanche d'informations. Mais peut on pour autant blâmer ces journaliste qui font la lumière sur la condition de ce peuple opprimé ? Serait ce vraiment pertinent de faire encore une fois le procès des médias ?
Les médias s'agitent tous azimuts, mais il ne font que répondre à l'intérêt d'un public qui par extension devient l'opinion publique. Les occidentaux aiment ce genre de causes, et les tibétains le savent bien et c'est leur droit le plus souverain de profiter de cet événement pour faire connaître leur maux. Si les occidentaux aiment, les médias répondent. Si les médias répondent, l'opinion publique se crée. Et pour cause, le politologue Alain Garrigou écrit dans Problème politiques et sociaux, « Il n'y aurait pas de d'opinion [publique] du tout car les sondés n'en ont pas sur des questions qu'ils ne se posent pas ». De même, dans le célèbre L'opinion publique n'existe pas, Pierre Bourdieu écrit que « Dans le simple fait de poser la même question à tout le monde se trouve l'hypothèse qu'il y a un consensus sur les problèmes , autrement dit qu'il y a un accord sur les questions qui méritent d'être posée ». En effet, l'actualité et les médias sont les sources de l'opinion publique. Dans le cas tibétain, cela se justifie. Mais sans vouloir tomber dans les délires paranoïaques d'un Ignacio Ramonet, les médias peuvent faire l'actualité. Conséquence immédiate : Les avocats improvisés de toutes les causes humanitaires ne seraient en réalité que des pions.
Mais les choses ne sont pas si simples. La solidarité manifesté pour la cause tibétaine, pour les victimes du Tsunami en 2004, pour les victimes de la FARC, pour les minorités en Irak, pour les palestiniens, entre autres, -je veux bien le croire- sont sincères. Sans vouloir faire de cela une Dow Jones des passions démocratiques, pourquoi le Timor-est nous intéresse moins ? Et pourquoi la dictature en Guinée Equatoriale est elle plus supportable ? Et pourquoi on a du attendre que le monarque espagnol Juan Carlos I prononce son aujourd'hui célèbre « ¿porque no te callas ?» pour que les intellectuels et hommes politiques européens se désabusent (tel que Jean-Luc Mélenchon) du régime chavistes ? Et le conflit contre les FARC n'est il pas la guérilla la plus ancienne ?
Pour Alain Garrigou : « Dans les pays démocratiques nous sommes tous incités à penser que nous avons tous une opinion et que nous serions pas des humains si nous n'avions pas d'opinion. »* Certes, mais qu'est ce qui nous poussent à avoir une opinion ? Les médias. Ils font de nous les avocats de causes nouvelles tous les 4 mois, et nous émerveillent en réveillant nos « passions démocratiques », pour reprendre l'expression d'Alexis de Tocqueville, avec l'exotisme d'un nouveau pays lointain. Et si on en entend plus parler de ces « nègres de Surinam », ce n'est point parce que tout va mieux dans le meilleurs des mondes possibles, mais soit que cette dite « opinion publique » s'en lasse ou qu'un nouveau nègre plus miséreux et spectaculaire –plus médiatique en somme- a été trouvé.




* interview à Libretélé.fr 16 avril 2007
La bête humaine ou l’opinion médiatico-humaniste.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 06:45

Ce que je sais...

« Je me voyais devant la foule exaspérée en face du peleton d'exécution, pleurant du malheur qu'il n'aient pas pu comprendre et pardonant! » Rimbaud.

Pamphlets, diatribes autres logorrhées critiques ont été consacrées à la spéciale activité de médire mon impertinente pensée. Je crois bien qu'elles ont raison. Mes capacités limitées et mon éducation incomplète les justifient. Je n'ai point l'intention d'écraser de tout mon maigre savoir quiconque. Je sais peu ou prou, je ne sais que Prout! Faites mon jugement si cela vous amuse.

« Prêtres, professeurs, maîtres vous vous trompez en me livrant à la justice. Je n'ai jamais été de ce peuple-ci; Je n'ai jamais été chrétien; Je suis de la race qui chantait dans le supplice ». Toujours Arthur R.

Ce que je hais c'est le faux argument, au moins autant que la fausse bonne idée. La répétition de ce que disent les aïeux sans compréhension ni digestion préalable m'est indigeste. Je hais les jugements de valeur, je crois bien que je hais les valeurs...Ou peut être que je hais seulement certaines valeurs. Seule chose sure, je hais la fausse pudeur valorisée par certains comme une valeur, pis encore je hais la pudeur elle même, la fausse valeur ayant le mérite d'être utilisée par des gens qui dans leur for intérieurs n'embrasse aucune valeur. Je hais les idéologies et les prosélytes qui les professent, mais je ne hais point les idéologues (n'est ce pas Rodrigue). Je hais l'esprit de contradiction gratuit et non-payant. Je hais les stupides qui perdent le fil de leur argumentation pendant leur monologues stériles pour défendre des causes encore plus stériles et donc par définition encore plus stupides.

Ce que j'aime c'est la poésie du pamphlet -Mario Vargos Llosa et la complémentarité des oxymores -Jean d'Ormesson. J'aime les conversation dans la nuit. Ce que j'aime c'est l'argument juste, le « mot juste » - Jacqueline de Romilly. J'aime déterrer la vérité et la finesse de détruire l'autre. La compassion pour faire le consensus, je l'aime aussi. J'aime l'érotisme et plus encore l'érotisme des mots. J'aime le regard de Christophe Barbier et de Claude Askolovitch, mais je préfère ceux de Sigmund F., Norbert E., Jean Jacques R., Pablo N. J'aime l'Europe et j'aimerai(s) l'Amérique Latine. Et c'est pour ça que j'aime le « porque no te callas » du monarque ibérique, ô combien prophétique était ce « suicide d'une nation » de Mario. Danielle je l'admire, Anne Aymone me fascine et Carla m'existe. J'aime jouer du piano debout, point de contradiction à aimer France Gall et Anatole France. J'assume la frivolité de la citation dont j'aime la précision. J'aime l'argument d'autorité utisé à bon escient. J'aime encore plus le jeu dans l'architecture locutive, la déstructuration de la parole m'éblouit. La langue vit! Mais elle peut vivre en s'appauvrissant dirait tonton Finkielkraut.

Ce que je fais c'est aimer et haïr. Je suis passion, « viscéralement politique » comme l'a déclaré l'épouse du promeneur du Champ de Mars et très peu politicien comme le promeneur de l'île de la Jatte. Si vous n'aimez pas ce que je fais ayez le courage de m'haïr.
Ce que je sais...

# Posté le dimanche 10 février 2008 14:39

Modifié le dimanche 10 février 2008 15:13

DAnS la PuBliciTé

Noos ne $oMmes que Des minoriTé @ fOrD PowEr d'acHat!

# Posté le lundi 28 janvier 2008 11:44

Party ouest parisien

Party ouest parisien
Pour les habitants de :
Saint Germain en laye, Marly le Roi, le Vesinet, St Nom la breteche, Louvecienne, L'étang la ville, Vaucresson, La celle st cloud, St Cloud, Le Pecq, Puteaux, Courbevoie, Suresnes,Anières
Et tous les autres aussi ;)






Grande fete organisée par le Lycée International de St Germain en Laye à Marly le Roi le 26 Janvier.




Start Time: Saturday, January 26, 2008 at 8:00pm
End Time: Sunday, January 27, 2008 at 4:00am
Location: Maison Jean witold
Street: Av de st Germain
City/Town: Marly-le-Roi, France

Entrée: 5¤
Pré-vente: 3¤
Openbar toute la soirée.
Lumières, son et Dj professionnel.


Moyens d'acces:
Bus:
veolia 10 Saint germain en laye RER – Marly le Roi GARE SNCF
veolia 21 Vesinet-Le Pecq RER – Marly le Roi GARE SNCF
Train
Train SNCF Saint Lazare – St Nom la Bretèche ( s'arreter à Marly le Roi, logique..)

Liens outils
http://www.veolia-transport-idf.fr/veolia/apps/netportal/montessonlesrabaux/defaultpage.jsp?idtab=29198

http://www.transilien.com/web/site


# Posté le samedi 12 janvier 2008 11:27

Die Europäischen Werte

Simple comme BONJOUR, c'est simple.




# Posté le mardi 25 décembre 2007 14:22